Comment s’asseoir pour méditer confortablement (même si vous n’êtes pas souple)
Publié le 28 janvier 2026 09:01
Quand on débute la méditation, la question de la posture revient très souvent. Beaucoup de personnes pensent qu’il faut être souple, s’asseoir en lotus ou rester parfaitement immobile pour bien méditer. Cette idée reçue décourage de nombreux débutants. Pourtant, la méditation est accessible à tous, quel que soit l’âge ou la souplesse du corps.
S’asseoir confortablement pour méditer ne signifie pas adopter une posture compliquée. L’objectif est simple : trouver une position stable, détendue et agréable, qui vous permet de rester présent sans douleur ni tension. Une bonne posture soutient la pratique. Une posture inconfortable la rend difficile.
Dans cet article, Mes Méditations vous guide pas à pas pour apprendre à vous asseoir correctement pour méditer, même si vous n’êtes pas souple. Vous découvrirez des solutions simples et adaptées à votre corps.
1. Les principes essentiels d’une bonne posture de méditation
Avant de choisir une position précise, il est important de comprendre les bases d’une posture de méditation confortable. Ces principes sont valables pour toutes les positions.
Une posture stable avant tout
La stabilité est essentielle. Votre corps doit se sentir en sécurité. Une posture instable crée des tensions et détourne l’attention. Pour cela, votre bassin doit être bien soutenu. C’est lui qui sert de base à toute la posture.
Lorsque le bassin est stable, le reste du corps peut se relâcher plus facilement. Vous évitez ainsi les micro-mouvements et l’agitation physique.
Le dos droit, mais détendu
Avoir le dos droit ne signifie pas être raide. Le dos doit être naturellement aligné, sans forcer. Imaginez qu’un fil vous tire doucement vers le haut depuis le sommet du crâne. Cette image aide à allonger la colonne vertébrale sans crispation.
Un dos trop courbé favorise la fatigue. Un dos trop rigide crée des tensions. Cherchez un juste milieu, confortable et naturel.
Le corps relâché
Les épaules tombent naturellement. La mâchoire est détendue. Le ventre est souple. La respiration peut circuler librement. Si vous ressentez une tension, prenez quelques respirations pour l’adoucir.
La méditation n’est pas un exercice de performance physique. Le confort est une priorité.
2. S’asseoir pour méditer quand on n’est pas souple
Contrairement à ce que l’on voit souvent sur les images, il n’est pas nécessaire de s’asseoir en lotus pour méditer. Il existe plusieurs positions très confortables, même sans souplesse.
Méditer assis sur un coussin
La position assise sur un coussin est l’une des plus accessibles. Le coussin surélève légèrement le bassin. Cela permet aux genoux de descendre naturellement vers le sol. Le dos se redresse plus facilement.
Vous pouvez croiser simplement les jambes, sans chercher une posture complexe. Si vos genoux ne touchent pas le sol, ce n’est pas un problème. L’essentiel est que le bassin soit légèrement plus haut que les genoux.
Utilisez un coussin ferme ou un zafu. Ajustez la hauteur selon votre confort.
Utiliser des supports sans hésiter
Les supports sont vos alliés. Vous pouvez placer :
-
un coussin sous chaque genou
-
une couverture pliée sous les cuisses
-
un petit coussin derrière le bas du dos
Ces ajustements réduisent les tensions dans les hanches et les genoux. Il n’y a aucune règle stricte. Adaptez la posture à votre corps.
Méditer sur une chaise
La méditation sur une chaise est une excellente option, surtout si vous avez des douleurs ou peu de souplesse. Asseyez-vous au fond de la chaise ou légèrement en avant, selon votre confort.
Les pieds sont bien à plat sur le sol. Le dos est droit, sans s’appuyer excessivement sur le dossier. Les mains reposent sur les cuisses ou dans le giron.
Cette posture est parfaitement valable. Elle permet de méditer longtemps sans inconfort.
3. Ajuster sa posture pour méditer longtemps et sans douleur
Même avec une bonne position de départ, il est important de faire quelques ajustements pour méditer confortablement dans la durée.
Bien placer les mains
Les mains peuvent reposer simplement sur les cuisses, paumes vers le bas ou vers le haut. Vous pouvez aussi poser une main dans l’autre, au niveau du ventre. Choisissez une position naturelle, sans tension dans les épaules.
Les bras doivent être relâchés. Évitez de les maintenir en suspension, ce qui fatigue rapidement.
Adapter la posture pendant la méditation
Si une douleur apparaît, il est préférable de bouger doucement plutôt que de subir. Ajustez la position en pleine conscience. La méditation ne demande pas une immobilité parfaite.
Un léger mouvement, fait lentement et consciemment, fait partie de la pratique.
Commencer par des durées courtes
Quand on débute, il est conseillé de méditer sur de courtes durées. Cinq à dix minutes suffisent. Avec le temps, le corps s’habitue. La posture devient plus stable et plus confortable.
Allonger progressivement la durée permet d’éviter les tensions inutiles et les découragements.
Écouter son corps
Chaque corps est différent. Une posture confortable pour une personne ne l’est pas forcément pour une autre. Écoutez vos sensations. Si une position ne vous convient pas, changez-en.
La méditation est un chemin d’écoute et de bienveillance envers soi-même.
In fine, s’asseoir confortablement pour méditer est possible, même sans souplesse. Il n’existe pas une posture idéale, mais votre posture, celle qui respecte votre corps et vos limites. Que vous soyez assis sur un coussin, sur une chaise ou avec des supports, l’essentiel est de vous sentir stable, détendu et présent.
La méditation ne demande ni performance ni posture spectaculaire. Elle invite à la simplicité et à l’écoute. En prenant le temps d’ajuster votre position, vous créez les conditions d’une pratique plus agréable et plus régulière.
Avec une posture adaptée, la méditation devient un moment de calme et de bien-être accessible à tous. Prenez le temps d’expérimenter, d’ajuster et surtout de vous faire confiance. Votre corps sait ce dont il a besoin.